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    Groupe de rock américain fondé en 1974 par Willy De Ville

     

    Coup de grâce - 1981- Album complet

    Pendant des années, Willie De Ville est apparu comme l'un des artistes parmi les plus intéressants de la scène
    new- yorkaise, mais sans s'y attacher, s'identifier ou s'y reconnaître. De Ville faisait sa musique, et elle plaisait, car en elle se trouvait un élément primordial en rock : la différence. La différence de perspective d'action, de rythmes, de direction, d'assurance, de conviction. De tripes.
    Et puis, là, sans prévenir, Willy accouchait d'un Chat, bleu de surcroît. La claque. Qu'y trouvait-on ? La différence. Un son sifflant, dérivant, une atmosphère inimitable, exotique, sommeillante, porteuse de rêverie et d'humilité.

    " Coup de grâce " vient achever l'admirateur suspicieux, le sape, le flagèle, sans la différence. Un album délicieux, pas vraiment évolué et duquel deux tendances se dégagent : Bruce Springsteen et le blues. Springsteen pour la façon dont certaines chansons sont bâties. Le génie de Willy, par contre, c'est de pouvoir les manier à sa guise, d'y ajouter sa touche typiquement new-yorkaise, ces vocaux intestinaux, ces guitares judicieusement dosées, cette langueur envoûtante qui prend à la gorge et à l'esprit pour ne plus vous quitter.

    Ce sont de magnifiques ballades ( "Help Me Make It", "Love and Emotion" ) au côté subtilement californien (des claviers à peine discernables), des rocks à consonance porto-ricaine et aux accents désespérés ( "Maybe Tomorrow", splendide, "Love Me Like You Did Before" ) et par-dessus tout la voix si personnelle de De Ville horriblement humaine, qui coiffe ces compositions, une voix qui leur donna leur véritable dimension. 

    Mike De Ville est inclassifiable et il le restera encore pendant des années, " Coup de Grâce" le prouve au-delà de toute espérance. Album indissociable du "Chat Bleu", il le complète simplement. Album majeur pour tout amateur de musique.


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  •  Né un 18 décembre 1948, Bill Nelson est un chanteur britannique au talent multiple : guitariste, auteur-compositeur, producteur, peintre, artiste vidéo et musicien expérimental. Fondateur du groupe Be Bop Deluxe au début des année 1970, il a été décrit comme l'un des guitariste les plus sous-estimés du mouvement rock des années 1970.

    The Love That Whirls - 1982

    Il n'y a qu'une seule dualité en Bill Nelson, mais une quantité croissante en fonction de la complexité même du personnage. Celle de base est la plus simple : le dilettante d'une part, l'esthète de l'autre, l'attirance pour le rock, l'attrait pour " l'autre chose ", le tiraillement entre sa technique et sa soif de découvertes.

    De rock, Nelson a suffisamment montré son génie avec son premier groupe, Be Bop Deluxe, une formation qui pouvait démoder le mot "moderne" avant même qu'on la qualifie de telle. Be Bop Deluxe a eu ses moments de génie et puis Bill Nelson a décidé d'ouvrir lui même sa voie, avec Red Noise d'abord, un groupe qui ne lui a pas été essentiel, avant d'enfin pouvoir enregistrer et agir librement dès 1980. 
    A partir de là, il construit ses albums SEUL, jouant de TOUS les instruments avec une technique incroyable.
    Il est alors à ce point prolifique qu'il sort le double "Quit Freaming And Get On The Beam" puis l'oubliable "Das Kabinet..." et ensuite ce "Love Whrils"

    Si vous voulez savoir d'où XTC, The Cure, Wire et une centaine d'autres tirent leur système de composition, c'est chez Nelson que vous trouverez la réponse. Et les compositions de choix s'y bousculent, marquées pour la plupart de son amour grandissant pour les sonorités orientales ("A Private View). Il y a également un instrumental ("Perfect Beauty"), du rock ("Echos Arriving", 
    "Flaming Desire" et surtout "The October Man", qui évoque Bowie), le tout merveilleusement équuilibré et joué,versatile et soumis à des attaques de guitares et de synthés comme il est seul à les inventer. 

     

    Enregistrement 2011

    Un album terriblement moderne pour l'époque.


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    On pourrait presque dire que Fleetwood Mac est composé de plusieurs groupes. Le batteur Mick Fleetwood rejoint le groupe de John Mayall, les Bluesbreakers, en 1967, mais un mois après son arrivée, Mayall le vire ainsi que Peter Green, guitariste du groupe. Le duo décide de créer son propre groupe. Dès 1968, ils se mettent à publier une série d'album qui deviendront des hits. Christine McVie rejoindra le groupe aux claviers lors d'une tournée américaine en 1971. Lindsey Buckingham et Stevie Nicks seront invité à rejoindre le groupe en 1975. Cette nouvelle mouture sera la période le plus lucrative du groupe.   

     

    "Mirage" Album complet

    Cet album sorti en 1982 n'est pas un nouveau "Rumour".
    "Mirage" n'éclate pas comme un boulet de canon de son fût, ne s'écoute pas huit fois consécutivement, ne se divinise pas, contrairement à "Rumour". Mais sans pour autant retrouver cette entité, cette musculature ruisselante contenue dans ce disque, le fan a néanmoins découvert un Fleetwood Mac, qu'il avait cru perdu, sombré inexorablement avec l'album "Live".

    Avec "Mirage", Fleetwood Mac reprend du poil de la bête et tout y est : des rocks enlevés, de la plume de Lindsay Buckingham, responsable également de "Oh Diane", à l'inspiration sixties remarquable, et les slows, parfois fermes, de la plume de Chistine McVie avec "Wish You Were Here", et " Love in Store", parfois sensuels de la plume de StevieNicks avec " That's Alright", et "Gypsy"

    Qualité irréprochable et plusieurs hits à la clé. 


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    Bad For Good

     

    Depuis l'année 1977, on attendait un successeur au "Bat Out Of Hell" de Meatloaf. Et c'est en 1981 que son mentor, celui qui composa et arrangea "Bat Out Of Hell" et dont on se demande bien pourquoi diable ne l'a-t-il pas interprété lui-même. Car il est évident que Steinman apparaît ici comme une sorte de génie démentiel. Non seulement il chante aussi bien que son "protégé", mais plus directement concerné, il met plus de cœur dans ses interprétations, et le résultat sera un nouveau chef-d'oeuvre.

    En effet, avec Steinman, le rock prend une dimension panoramique aux connotations quasiment mythologiques.
    Une mythologie de fantaisie, moderne et dérisoire comme celle des super-héros de bande dessinées, où le rock n'est plus un moyen mais une fin en soi. Un état quasiment mystique à atteindre par un rituel fait de tous les clichés du genre.

    On obtient ansi une fresque quasiment apocalyptique, dont les cavaliers pourraient être Phil Spector, Chuck Berry, Bruce Sprintsteen et Brian Wilson. Ceux qui trouveront ce disque pompeux n'ont rien compris : on ne tourne pas "Superman" en super-8, on ne le prend pas au sérieux non plus.

    Un monologue comme "Love And Death An American Guitar" résume toute la démarche de Steinman : le rock, c'est plus le fait que Pete Townshend fracasse sa guitare contre ses baffles que le fait qu'il soit un bon musicien.
    Et le rock n'est jamais autant déprécié que lorsqu'il se met à avoir le sens de la mesure. Ceci a un côté démentiel qui relègue tous les groupes de hard au rang d'aimable divertissements pour fillettes. Car ne pas avoir le sens de la mesure et être bon en même temps, ce n'est pas facile. C'est ce qui fait de cet album un "monstre" de l'année 1981.

     

     


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  • Highway to Hell - Album complet

     

    Album sorti en 1979 et c'est aussi l'album d'AC/DC le plus vendu avec Bon Scott

    AC/DC est avant tout un groupe de scène. On ne peut pas dire en écoutant cet album, qu'il soit particulièrement plus réussi que les précédents au niveau musical, ni fort différent. C'est du hard-rock pur et féroce, un point c'est tout. On passe du heavy au boogie entraînant, mais il n'y a pas un seul morceaux vraiment lent, ou le soupçon d'une tentative de changement de rythme une fois l'introduction passée.

    Les paroles sont aussi simplistes que la musique. Cela dit ça accroche, c'est personnel. Sans doute, avant tout, grâce à la voix à la Alex Harvey de Bon Scott, qui est particulièrement en forme ici ; sans doute aussi grâce à quelques rifts imparables assénés à la guitare solo par Angus Young, mais surtout parce que la guitare  Rythmique de Malcom Young est particulièrement mise en évidence, assurant une cohésion et une continuité qu'on retrouve chez peu de groupes, même super blindés.

    AC/DC appartient à cette catégorie de rockers métalliques qui comprend aussi les Scorpions. Ces enragés finissent par vous mordre, et les morceaux séduisent de la même façon que, par exemple, les compositions des Ramones : par leur crétine évidence.

    Ce disque n'en est qu'une autre démonstration, aussi subtile qu'un coup de poing... Aussi efficace.

     

     


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